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Thème du mois

LES 5 SENS DU CHIEN ET DU CHAT

 
Les capacités sensorielles du chien et du chat sont basées sur les mêmes organes des sens que l’homme (vue, ouïe, goût, odorat et toucher).
Ces capacités présentent cependant des variations majeures par rapport à l’homme.
Elles sont différentes entre le chien et le chat, et même entre les races de chiens.
 
Comprendre les capacités sensorielles de nos compagnons permet de saisir leur perception de l’environnement et leur mode de vie (recherche de nourriture, perception des dangers, protection, recherche de partenaires, communication entre eux ou avec l’homme).
 

Les 5 sens du chien :

L’odorat  :
Le chien possède un odorat 1000 fois plus puissant que celui de l’homme. 
Ses capacités olfactives sont liées à des particularités anatomiques et physiologiques :
Les cavités nasales du chien sont beaucoup plus grandes que celles de l’homme et possèdent un nombre largement plus élevé de cellules olfactives.
 
L’odorat diffère selon les races. Ainsi, les races brachycéphales (nez aplati) ont des capacités olfactives diminuées, en raison d’obstacles à la circulation de l’air et un nombre moindre de cellules olfactives.
 
Les capacités olfactives du chien se distinguent de celles de l’homme par :
 
- Un seuil de sensibilité bien plus bas.
 Un pouvoir de distinction des différentes substances au sein d’une même odeur.
 

L’ouï :

Le chien perçoit une gamme de sons plus large que l’homme. Il perçoit également les ultra-sons.
 
Les capacités auditives du chien se distinguent de celles de l’homme par :
 
- Un seuil d’audition plus bas. Il peut percevoir des bruits de plus faible intensité.
- Une aptitude à déterminer l’origine d’un bruit.
 

La vue  :

Par rapport à ceux de l’être humain, les yeux du chien sont localisés, dans la majorité des cas, sur les côtés de la tête.
Il bénéficie ainsi d’un champ visuel plus large (de 250 à 280 ° alors que chez l’homme il est de 180°), mais un champ binoculaire (espace dans lequel un objet est perçu par les deux yeux) plus étroit.
Les capacités visuelles du chien se distinguent de celles de l’homme par : 
- Une capacité pour le chien de mieux voir derrière lui qu’un être humain.
- Une vision « en perspective » légèrement inférieure.
 
La taille de l’œil du chien et relativement modeste par rapport à celle du corps de l’animal. À l’exception des chiens de petite taille, pour lesquels les yeux sont proportionnellement plus gros.
 
Cette taille restreinte limite la place disponible sur la rétine pour les cellules sensibles à la lumière, c'est-à-dire les cônes qui permettent une vision distincte et une vision en couleur.
C’est la raison pour laquelle :
 
- Le chien possède une vision nocturne meilleure que celle de l’homme.
- Il distingue difficilement une proie immobile au loin.
- Le chien ne distingue pas le jaune, le rouge et l’orange.
 

Le toucher :

Un sens complexe étant donné les informations pouvant être perçues : température, consistance, forme, texture, poids…
Le chien possède deux zones riches en terminaisons nerveuses : l’extrémité des pattes et le pourtour de la gueule.
Cette sensibilité particulière autour de la gueule du chien est liée à son rôle de préhension, comparable à la main de l’homme.
 

Le goût :

Le chien possède 1600 bourgeons gustatifs en moyenne, contre 9000 chez l’homme. Les papilles gustatives du chien sont donc bien moins nombreuses que chez l’homme. Sa sensibilité au goût des aliments est donc nettement inférieure.
C’est la raison pour laquelle, il peut manger toute sa vie le même aliment sans se lasser.
Le sucré est particulièrement apprécié des chiens et le salé bien détecté. La perception du goût varie en fonction du sexe (chienne plus réceptive au sucré) et de l’âge (sensibilité gustative qui décline avec l’âge).
 
 

Les 5 sens du Chat :

Le chat, chasseur émérite, est un hypersensoriel.
 

L’odorat :

Comme chez le chien, ce sens est plus développé que le goût.
Il se situe à un niveau intermédiaire entre celui de l’homme et celui du chat. Sa principale fonction est de permettre une communication par l’intermédiaire des phéromones, compensant ainsi la déficience gustative pour tout ce qui concerne l’alimentation.
 
- Un chat préférera se laisser mourir de faim plutôt que de manger un aliment désagréable pour son odorat.
- Le chat sépare les aires d’alimentation et de déjection, et recouvre ses déjections.
 

L’ouïe  :

L’ouïe est très développée.
 
- Le chat est capable de percevoir des sons d’une intensité bien plus faible que ceux perceptibles par l’homme.
- Il peut distinguer des sons de fréquences très proches. (Discernement 10 fois supérieur à celui de l’homme).
- Il perçoit une gamme de sons intermédiaire entre celle de l’homme et celle du chien.
 

Le toucher :

Le chat possède des cellules tactiles ultra-sensibles réparties dans l’ensemble de son épiderme. Son ventre est très sensible.
 
- De part et d’autre de sa truffe et de sa gueule, on trouve de longs poils (les vibrisses) qui lui permettent de percevoir les objets qui se trouvent à proximité et lui servent à se guider dans l’obscurité.
- Ses coussinets plantaires lui permettent de sentir la consistance des objets et de percevoir les vibrations du sol, ce qui l’alerte, par exemple, des arrivées impromptues.
 

La vue :

Le chat possède une vision intermédiaire entre celle de l’homme et celle du chien
 
- Une excellente vision nocturne. C’est pourquoi il préfère chasser la nuit. Il est capable de s’adapter à de grandes variations de luminosité.
- En revanche, il a plus de difficulté à distinguer les formes et les couleurs.
 

Le goût :

Il est plus sensible aux odeurs qu’aux saveurs et perçoit beaucoup moins de saveurs que l’homme. Peu sensible au sel et pas du tout au sucre, il perçoit bien l’amer et l’acide.
 

Conclusion :

Les chiens et les chats possèdent des capacités de perception très différentes de celles de l’homme.
Ces sens se sont développés sur des milliers d’années, permettant ainsi d’adapter l’animal à son environnement. Même si les chiens et chats, bien souvent, n’ont plus besoin de chasser pour se nourrir et assurer leur survie, leur comportement social et alimentaire découle de cette évolution. Ces caractéristiques ont depuis longtemps été mises à profit par l’homme (chien de décombres, d’avalanche, de recherche et plus récemment pour déceler certaines maladies…). Ils peuvent saisir des informations inaccessibles à l’homme, expliquant le fait que nous leur attribuons une sorte de « 6ème sens ».

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