l'ORTHOPEDIE pour vos chiens et chats

Quand consulter pour un souci orthopédique ?

Plaque verrouillées sur un bassin
Certaines affections de l’appareil locomoteur, notamment chez le chiot, peuvent être dépistées très tôt, bien avant qu’une boiterie apparaisse, et leur pronostic s’en trouve amélioré. C’est le cas par exemple de la dysplasie de la hanche ou dysplasie coxo-fémorale (DCF).  

Deux périodes sont importantes pour ce dépistage : à l’âge de 3-4 mois certains examens radiographiques mesurent la laxité coxo-fémorale et évaluent le risque de voir se développer une DCF ; dans certains cas une intervention chirurgicale simple à cet âge peut influencer favorablement la conformation ultérieure des hanches (symphysiodèse pubienne juvénile).  
Entre 6 et 10 mois d’âge, selon les races,  un examen clinique associé à des clichés radiographiques  permet de détecter une DCF. A cet âge parfois les 1ers signes cliniques apparaissent, souvent transitoires. Là encore une intervention chirurgicale peut améliorer la situation (double ou triple ostéotomie pelvienne).  

L’examen radiographique demandé par les clubs de races entre 12 et 18 mois d’âge est lui trop tardif : il est pratiqué pour constater et « noter » une éventuelle DCF, mais il est  la plupart du temps trop tard pour intervenir.
Bien sûr parfois les choses sont plus évidentes : votre jeune chien a une démarche anormale, il boîte ou lève un membre de façon intermittente, il se lève avec difficultés ou n’a plus autant d’entrain pour les promenades… ce sont des signes d’appel pour consulter et peut être identifier précocement une DCF, une instabilité rotulienne, une ostéochondrite , une dysplasie du coude… pour lesquelles un traitement précoce minimise l’arthrose (qui ne concerne pas que les animaux âgés).

A tout âge quand il y a boiterie bien sûr la consultation s’impose, que vous ayez identifié ou non un traumatisme :  lors de rupture du ligament croisé antérieur par exemple, affection très fréquente chez le chien,  le plus souvent aucun traumatisme n’a été identifié par le maître .

Comment se déroule une consultation d’orthopédie-traumatologie ostéo-articulaire?

(2)Traitement d'une luxation médiale de rotule par transposition de la tubérosité tibiale
(2)Traitement d'une luxation médiale de rotule par transposition de la tubérosité tibiale
Comme pour tout examen médical, le vétérinaire va commencer par écouter ce que vous avez noté à propos de votre animal , ce sont de précieux renseignements. Il va ensuite observer sa démarche, son allure générale.
Sur la table de consultation, il va regarder, palper, mobiliser les membres. Parfois ce seul examen clinique permet d’établir un diagnostic, ou une forte suspicion.
Souvent des examens radiographiques seront nécessaires, avec ou sans tranquillisation. Si une anesthésie générale brève est requise pour ces examens il vous proposera peut être un nouveau RV, notamment si l’animal n’est pas à jeun.
Découvrez quelques exemples d'interventions de chirurgies orthopédiques

Quelles sont les affections les plus fréquentes ? Comment les traite-t-on ?

La rupture du ligament croisé antérieur (RLCA) est le motif de consultation le plus fréquent pour nos compagnons chiens,  quel que soit leur âge ou leur taille. Elle est plus rare chez le chat et chez lui le plus souvent  liée à un accident, avec des lésions sévères.  Le traitement est dans la majorité des cas chirurgical pour le chat comme pour le chien(1).

L’instabilité rotulienne est aussi fréquente, et nécessite souvent un traitement chirurgical (2)

Les luxations, les fractures, nécessitent elles aussi la plupart du temps une chirurgie.

La stabilisation et la guérison des luxations et des fractures visent à restaurer une mobilisation la plus précoce possible. Les techniques et les implants utilisés évoluent rapidement. Les implants simples comme les broches et cerclages sont encore souvent utilisés (3), mais aussi les fixateurs externes (4), les plaques vissées standard (5) ou verrouillées (6).

Mais la traumatologie ostéo-articulaire et l’orthopédie ne sont pas toujours chirurgicales. Dans certains cas votre vétérinaire prescrira un traitement médical et du repos (pas toujours facile à respecter mais toujours important !).  Certaines affections répondent bien à un traitement de physiothérapie , sans chirurgie. Et parfois cette physiothérapie, ou une rééducation fonctionnelle, viendront compléter l’acte chirurgical.

Votre vétérinaire sait prendre en charge beaucoup de ces affections des membres, il peut en effectuer le dépistage, le diagnostic, et le traitement ; dans certains cas complexes ou nécessitant un équipement particulier, il saura aussi vous diriger vers un confrère du groupement plus spécialisé dans ce domaine.